Je suis une plaie ouverte sur l’étendue du monde
Chaque nervure de mon âme, un capillaire sensible
À désolation ainsi que sa fureur…
Je suis une plaie ouverte sur l’étendue du monde
Chaque nervure de mon âme, un capillaire sensible
À désolation ainsi que sa fureur…
Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.
J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !
J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…
J’écris pour l’absurde intelligible.
Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !
Humeur folâtre
Le feu dans l’âtre
Crépite, jaunâtre
Loin des eaux saumâtres
Dans le tumulte insensé, fruit de nos passions sans nombre, réside parfois un calme inattendu. Sa nature sereine provient des certitudes mêmes qui défient l’entendement des connaissances humaines. J’ai longtemps erré, ma vie un rébus insoluble. J’ai parfois aimé, mon cœur souffrant mille morts.
Pourtant rien ne fut pire que l’instant de détachement total, où la seule sensation était le manque de sentiments.
À cet instant perdu dans l’infinité du temps, suspendu tel le socle de toute inexistence, j’ai désiré plus que tout, de l’amour, les terres immortelles…
Et le chevalier s’en fut, vacarme d’acier sur les pavés d’ardoise,
Laissant dans son sillage, poussières, ombres et chagrins
La bannière à son front témoigne d’allégeance courtoise
Qu’il oublie pour sauver le faible, la veuve et l’orphelin