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L’homme est toujours vivant, mais il semblerait que l’artiste sommeille profondĂ©ment

05-mar-11

VoilĂ  quelque mois dĂ©jĂ  que je n’ai plus fait d’interventions frĂ©quentes sur cet espace. Non pas que je n’ai rien Ă  dire (quoique… ^_^), mais surtout que je n’ai pas eu le temps dernièrement.

Ce manque de temps est un phĂ©nomène qui ne cesse de croĂ®tre, d’oĂą il faut bien que je constate que les mesures d’urgence s’imposent.

« Tout est question d’organisation ! » me dit souvent mon père, et il a probablement raison.

Sur le grill, j’ai bien entendu mes trois projets de romans, dont INTIKA qui a beaucoup avancĂ© rĂ©cemment, le texte Ă©tait prĂ©vu pour 400 000 signes, mais ayant dĂ©passĂ© tout dernièrement les 300 000 signes et n’Ă©tant qu’Ă  la moitiĂ© de l’intrigue, je ne le vois plus s’achever avant les 600 000 ou 700 000 signes. Du coup, si je devais avancer au mĂŞme rythme que je l’ai fait jusqu’Ă  prĂ©sent, ce n’est pas demain la veille que je l’aurais fini.

Du coup je me dis qu’il va me falloir m’organiser, un peu comme apparemment les Ă©crivains professionnels le font. Ne pas seulement attendre l’inspiration pour Ă©crire, ne pas laisser le projet en plan quand on a des idĂ©es mais un manque de temps. Essayer donc de trouver dans mes journĂ©es, un temps spĂ©cifique Ă  consacrer Ă  l’Ă©criture et uniquement cela et s’y dĂ©dier sĂ©rieusement.

Je pense que la plupart des auteurs commencent Ă  Ă©crire par hobby, c’est donc au dĂ©part un loisir, mais pour arriver Ă  quelque chose de concret, il n’y a pas de miracle Ă  mon sens, il faut y travailler. Et ce n’est pas parce qu’on y travaille que cela devrait soudainement et nĂ©cessairement devenir moins fun.

En ce qui concerne mon premier projet de roman, certainement le plus ambitieux, prĂ©vu en deux Ă©normes tomes Ă  la manière anglo-saxonne, j’en suis au stade du doute, tel qu’expliquĂ© avec beaucoup de luciditĂ© par mon cher ami, le Sieur Barde Nicolas B. WULF, dans son article « Ne plus y croire« .

Le projet AL KHAN connaĂ®tra certainement une fin, mais il me faudra fournir un Ă©norme travail de reconstruction auquel je ne suis pas pour l’instant disposĂ© Ă  m’atteler.

Enfin, le projet AllĂ©geance lui est pour l’instant au placard, j’en suis Ă  une partie de l’histoire oĂą je suis proprement bloquĂ© dans l’Ă©volution de l’intrigue. Je sais oĂą vont les personnages, mais je n’ai aucune idĂ©e de comment les y faire arriver.

Quant Ă  mon projet de maison d’Ă©dition, il est aujourd’hui plus proche de sa concrĂ©tisation que jamais. Mais reste encore des Ă©lĂ©ments pragmatiques mis en exergue auquel je dois m’atteler. Aujourd’hui, je comprends mieux mon erreur dans le postulat de dĂ©part et l’ayant revu, je pense ĂŞtre plus serein dans l’organisation de la suite des Ă©vènements.

Le monde de l’Ă©dition Ă©tant très changeant et ardu, j’avais prĂ©vu au dĂ©part de crĂ©er une maison d’Ă©dition dont je ferais mon activitĂ© principale. Cette option n’Ă©tait malheureusement pas viable, surtout par le fait qu’elle demandait immĂ©diatement un investissement financier Ă©norme. NĂ©anmoins, le fait de concevoir la maison d’Ă©dition en tant qu’activitĂ© complĂ©mentaire me ramène Ă  l’impĂ©ratif du temps, puis ce n’est pas une sinĂ©cure, c’est un travail, mĂŞme si on le fait par passion, (contacter les auteurs, lire les manuscrits, corriger ceux qu’on retient, faire intervenir des correcteurs , effectuer les maquettes, contacter les illustrateurs, contacter et travailler avec les studios pour les versions audios, contacter les imprimeurs, les diffuseurs, les mĂ©dias, les libraires, gĂ©rer le site internet, se dĂ©placer aux festivals) => d’oĂą Ă  nouveau la question d’organisation.

Et puis, au cas oĂą ma douce passerait par ici, bien sĂ»r que je n’oublierai pas de t’inclure en tĂŞte de liste de mon programme. Comme le dit l’article l’homme est bien vivant, et c’est grâce Ă  toi et Ă  notre petite princesse ;-) , l’artiste passera après !

Vous l’aurez compris, l’agenda est consĂ©quent, ce qui exige une bonne prĂ©paration. NĂ©anmoins, j’en suis au point oĂą je sais qu’il faut que je me lance. La sagesse populaire n’a pas toujours tort cf: « Quand faut y aller, faut y aller« 

À très bientôt donc pour la suite des festivités !

Mei, ton regard intense…

25-fév-11

Mei, ton regard intense songe-t-il aux jours heureux,
Période d’insouciance et de tendre innocence ?
Songe-t-il à nos aveux, nos paroles d’allégeance,
À l’indolence jouissive de nos accords fiévreux ?

Il me plait de penser, parfois en aparté,
Que je puis chaque instant te faire cueillir la rose
Des joies inépuisables, parvenu à l’acmé
Des douceurs impossibles, tuer l’ennui morose…

Il me plait de penser nos jours réinventés
Sur l’immuable train de nos vies quotidiennes
Il me tarde de trouver comme par un acte manqué
L’alchimie nécessaire au bonheur à l’ancienne,

Car s’il faut souscrire à une tendance de l’heure,
Pourquoi ne point céder à ce mythe de l’âge d’or ?
Mais peu m’importe l’instant, peu m’importe le jour,
De toute ma force vive, tu es la femme que j’adore !

Well … Happy New Year 2011

31-déc-10

Puisque l’occasion s’y prĂŞte, je vous souhaite une très bonne annĂ©e 2011 ! Qu’elle soit une aventure emplie de rebondissements palpitants, de joie, d’amour et d’amitiĂ©, de succès et de crĂ©ativitĂ©…
Donc tout le meilleur, du meilleur cru : HAPPY NEW YEAR 2011 !!!

Renaissance

24-sept-10

Lorsque l’Ă©tĂ© de sa chaleur m’inonde
J’aime Ă  me lover au creux de ton sein nu
M’abreuvant de ta fraicheur, ma pensĂ©e vagabonde
Se perd et se retrouve, naïve et ingénue

L’instant est en soit une profonde renaissance
Que mon imaginaire découvre avec aisance
Et ton parfum de jasmin, senteur venue d’orient
M’enivre de dĂ©sirs lascifs comme innocents.

Empli de cette folie qui liait Dionysos
Tout en extravagance, tel un magicien d’Oz
Je me libère enfin de mes liens de Mortel,
Exaltées, mes ailes déployées, immatérielles,

S’offrent Ă  la lumière de tes yeux flamboyants
Et sous ce regard vif de déesse altière
Genou en terre, prêt, tel un antique rétiaire
Je m’ouvre aux Ă©lĂ©ments de l’Au-delĂ  rayonnant

Éternel Révolution

23-sept-10

Un matin nouveau s’Ă©rige Ă©mergeant des abysses,
Et l’on dirait un chant des victoires improbables.
Tel un gĂ©ant flamboyant jailli d’un prĂ©cipice,
Le Soleil tend ses bras en mille rayons palpables.

Il nous parle des joies du triomphe primordial
Sur le secret enfoui de nos peurs animales.
De boue et de poussière et de fragment d’Ă©toile,
Nos corps gĂ©missent et crient de leurs forces qui s’Ă©tiolent.

Nos consciences s’animent de la vie qui les habite
Et s’Ă©chinent et s’Ă©rigent et dĂ©fient l’anĂ©antissement.
Il faut ĂŞtre pour subir la peur de ne plus ĂŞtre,
L’angoisse de ne connaĂ®tre notre propre aboutissement.

Et si chaque matin l’Existence crie victoire,
Le prix de cette rengaine farouche et cathartique,
C’est la renaissance, la jeunesse chaotique,
L’inexpĂ©rience, l’incertitude et de mĂŞme l’espoir.


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