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Dilection

22-sept-10

Lorsque la fureur du cœur déborde de ma bouche,
Je crains bien que les mots ne soient Ă  la mesure.
Vois-tu, j’aime Ă  la folie, Ă  la dĂ©mesure;
J’aime Ă  la suspicion de tout qui te touche.

Et cette dilection, effrayante et farouche,
Je sais, Ă  ton regard, qu’elle peut crĂ©er l’usure,
La fragmentation, de notre lien, la brisure;
Me ravir Ă  jamais l’Ă©lection de ta couche.

Et quand bien même cela serait réalité,
Que nos mains décroisés se seraient éloignés;
Bien pire la vérité de nos cœurs dénoués.

Plus qu’organique, au-delĂ  du spirituel,
L’amour que je te porte ; une passion, un rituel ;
L’apanage Ă©ternel de mon âme immortelle.

The Long Price Quartet – Daniel ABRAHAM

17-jan-10

“We say that flowers return every spring” Dana said, “but that is a lie. It is true that the world is renewed. It is also true that the renewal comes at a price, for even if the flower grows from an ancient vine, the flowers of spring are themselves new to the world, untried and untested.

“The flower that wilted last year is gone. Petals once fallen are fallen forever. Flowers do not return in the spring, rather they are replaced. It is in this difference between returned and replaced that the price of the renewal is paid.

“And as it is for spring flowers, so it is for us.”

THE PRICE OF SPRING, p.347, Daniel ABRAHAM

Faisant écho à un article précédent de ce blog, vous parlant de mes envies de lecture, je viens vous présenter cette tétralogie d’un auteur que décidément j’affectionne, Sieur Daniel ABRAHAM. Et cela tombe bien puisqu’il se trouve que la traduction de l’œuvre en question existe maintenant dans la langue de Molière, de quoi ravir ceux qui autrement se seraient sentis frustrés (pour cause que l’anglais n’est pas leur tasse de thé ou de café ^_^), sous le titre Les Cités de lumière aux éditions Fleuve Noir.

Tout d’abord, les titres des quatre livres :

  • A Shadow in Summer (March 7, 2006) – La Saison de l’Ombre (Fleuve Noir, ISBN 978-2-265-08440-7, 2009)

ISBN 978-0765313409

  • A Betrayal in Winter (August 21, 2007)

ISBN 978-0765313416

  • An Autumn War (July 22, 2008)

ISBN 978-0765313423

  • The Price of Spring (July, 2009)

ISBN 978-0765313430

Ensuite, l’analyse de l’œuvre. En réalité, j’aurais voulu faire une analyse livre par livre, qui je pense aurait pu être encore plus pertinente en rapport au contenu, mais j’ai craint que faisant cela, je ne vous gâche le plaisir. Il est toujours un peu difficile de parler d’un coup de cœur, afin de donner envie, car le but bien sûr est de partager, sans pour autant en dire trop et garder intact le mystère d’un livre.

Aussi, est-ce la raison pour laquelle, j’ai choisi de faire court et vous parler de l’œuvre dans son ensemble, cela se justifiant également par le fait que les quatre livres font vraiment un tout indivisible, et que même si chaque chapitre amène des points de vue différents ainsi que de nouveaux personnages, l’idéal reste bien entendu de les lire selon l’ordre de leur parution, car il y existe bien un fil conducteur qui n’est autre que le personnage principal, Otah Machi.

L’auteur réussit avec brio à créer un univers cohérent et crédible, et surtout où la magie (l’art complexe de la maîtrise de ces êtres fabuleux, les andats) n’est pas un faire valoir pour sortir les héros des situations les plus désespérées.

Cette tétralogie, je la vois un peu comme un concert qui monte en puissance pour finir avec un final grandiose et qui justifient les attentes. C’est une fresque épique, intimiste, qui à ce jour encore, quelques mois après lecture, me laisse une profonde nostalgie.

Je pense qu’une fois de plus c’est le lyrisme de l’ensemble qui m’a touché. L’auteur a vraiment un talent pour les mots, pour exprimer avec justesse la complexité des sentiments humains. Ses personnages sont crédibles, multi-facettes, profonds, et cela sur presque tous les plans (humain, physique, mental). Et le fait que même les acteurs secondaires profitent d’un tel développement rend l’ensemble de son univers très vivant.

Comme un tisseur habile et patient, Daniel ABRAHAM élabore sa toile avec maîtrise et l’on sent au fil des pages l’exercice de l’excellence vers toujours plus d’excellence. La qualité de l’œuvre, si elle souffre des imperfections du premier roman — voire l’intrigue convolutée et quelque peu artificiel, diraient certains, du premier volume de la tétralogie —, est vraiment de très bonne facture, puisque les trois romans suivant viennent combler et même sublimer cet écueil.

Si l’on peut classer certainement The Long Price Quartet dans la branche Fantasy de la littérature, on réalise néanmoins tout de suite que le genre est pris à contre pied ou du moins que ses règles le sont. Ici l’action et la frénésie dans l’écriture ne sont pas primordiales, mais plutôt la portée des décisions prises par les intervenants à l’échelle des nations et de l’histoire, même les décisions plus triviales, du moins en apparence, même celles faites par des personnages d’a priori moindre importance.

Il explore une société inspirée du Japon féodal, en choc de culture avec une société ressemblant à l’Europe des Temps Modernes, triomphante dans ses technologies et conquérante.

Le choc sera en effet à la mesure des ambitions humaines, c’est dire : simplement terrible !

Si j’ai pu vous en donner envie avec ces quelques mots, alors n’attendez plus, courez vous procurer ces livres, je parie qu’une fois la lecture faite, vous ne serez pas déçus.

Note : 8,5/10



« Nous disons que les fleurs reviennent au printemps, pourtant c’est un mensonge. Il est vrai que le monde est renouvelé. Il est également vrai que ce renouveau vient à un prix, car même si la fleur croît d’une vieille branche, les fleurs du printemps sont elles-mêmes nouvelles au monde, ni avisées ou éprouvées.

« La fleur fanée l’an dernier est partie. Les pétales une fois tombées le sont pour toujours. Les fleurs ne reviennent pas au printemps, plutôt sont remplacées. C’est dans cette différence entre revenues et remplacées que se paie le prix du renouveau.

« Et comme il en est des fleurs du printemps, il en est de même pour nous »

Bilan 2009, projections 2010…

13-jan-10

Une fois de plus des meilleurs vœux pour cette nouvelle année.
Pour ma part, elle dĂ©bute relativement bien puisque ma petite princesse, ayant dĂ©passĂ© le cap des six mois, se montre de plus en plus Ă©veillĂ©e et c’est un rĂ©el plaisir de passer le peu de temps qui me reste sur mes journĂ©es avec elle.
Quant Ă  ma douce moitiĂ©, elle s’est engagĂ©e Ă  m’aider dans mes Ă©crits, en me proposant des bĂŞta-lectures avisĂ©es. Quoi de plus pour rejouir un apprenti manieur de mots?
LĂ  oĂą je suis moins fier, c’est concernant mon bilan Ă©criture de l’annĂ©e 2009.
Mes trois projets de romans sont pour ainsi dire en stand by.
INTIKA que j’ai inscrit Ă  deux dĂ©fis d’Ă©criture (sur CoCyClics et au NaNoWriMo) rechigne pourtant Ă  prendre des signes.
AllĂ©geance est Ă  l’arrĂŞt complet, et le dĂ©but du Tome 2 du Cycle d’Al Khan avance timidement.
Le comble est que j’ai bien les idĂ©es dĂ©jĂ  claires et l’histoire en tĂŞte, mais je ne suis pas satisfait lorsque je mets le tout sous forme Ă©crite.
Objectif 2010, c’est de boucler au moins l’un de ces trois romans, je ne m’avançerai pas sur lequel Ă©tant donnĂ© le cotĂ© capricieux de mon inspiration ces derniers temps.
Mais bon, la volontĂ© d’avancer est lĂ  et surtout l’envie d’Ă©crire. Donc je reste confiant. LĂ  oĂą par contre, je sens que le dĂ©fi risque d’ĂŞtre difficile Ă  tenir, c’est du cĂ´tĂ© poĂ©sie.
Pas de nouveau poème depuis un certain temps, toutefois j’Ă©prouve l’envie de plus en plus confirmĂ©e de faire un recueil de ceux que j’ai dĂ©jĂ  Ă©cris, et la question qui se pose est celle de trouver une structure adĂ©quate de prĂ©sentation et de classification.
Ce que j’ai en tĂŞte promet, et j’ai dĂ©jĂ  quelques idĂ©es sur l’exĂ©cution du projet, dont entre autres, arriver Ă  exploiter de manière optimale le lyrisme des textes dans leur version audio et, bien entendu, pour rester dans l’optique des Chemins de l’Aube, les accompagner d’images.
Deuxième grand objectif 2010 (et mĂŞme je dirais fĂ©vrier 2010), donner un statut juridique aux Chemins de l’Aube, ce qui me permettrait de rĂ©ellement rentrer dans l’Ă©tape production de ma future maison d’Ă©dition adorĂ©e!
Sinon, en autres autres bonnes rĂ©solutions, ben oui, y a que ça aujourd’hui, il faut bien se donner des objectifs dans la vie ^_^! Et bien, la rĂ©solution est de lire plus d’oeuvres françaises d’imaginaire.
Je me suis rendu compte en effet que je lis beaucoup de SFFF anglo-saxonne, mais du cĂ´tĂ© francophone cela n’est pas vraiment le cas, exception faite des bandes dessinĂ©es.
C’est donc faisant Ă©cho Ă  un article prĂ©cĂ©dent de ce blog que je me suis lançé fin d’annĂ©e 2009 dans l’acquisition de certains livres qui me semblaient intĂ©ressants (La Langue du Silence, dont j’ai dĂ©jĂ  fait la critique, Djeeb le Chanceur que je suis en train de lire, et Arachnae que je dois encore me procurer.
Et il y aura toujours bien entendu des chroniques sur mes coups de cĹ“ur d’Outre-Manche et d’Outre-Atlantique…
Sur ce, je vous laisse et à très bientôt donc ;-)

No time to blog just yet… Merry Christmas

23-déc-09

Pas le temps de venir remplir cet espace de partage ces temps derniers…

Mais je tenais Ă  souhaiter Ă  toutes et Ă  tous, avant que l’occasion ne passe et ne s’envole, de bonnes et joyeuses fĂŞtes de fin d’annĂ©e.

Que l’annĂ©e 2010, soit pour chacun d’entre vous, dans la mesure du possible en ce monde, une pĂ©riode de joie et de bonheur ;-)

Elle – Podcast

08-déc-09

La version Ă©crite est Ă  l’adresse que voici:

http://alsemwiseman.cheminsdelaube.be/?p=33

C’est un de mes poèmes prĂ©fĂ©rĂ©s… Je vous souhaite une agrĂ©able Ă©coute ;-)

Elle


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